Alors que la question du remboursement des PGE se fait de plus en plus vive, Bruno Le Maire a indiqué hier qu’une partie des dettes pourraient être annulées ou étalées « au cas par cas », qu’elles soient privées ou contractées auprès de l’Etat.

L’objectif est de proposer une mesure adaptée pour éviter la défaillance des entreprises qui seront dans l’incapacité de faire face à l’échéance de leur dette. D’après Les Echos, cette nouvelle disposition ne donnera pas obligatoirement lieu à la création d’un nouveau dispositif, il peut être question d’une amplification du rôle des Codefi (Comité départemental d’examen des problèmes de financements des entreprises), jusqu’alors peu sollicités. Après le déploiement de dispositifs d’aides aux entreprises (d’une façon complètement inéquitable) il s’agira d’assurer un atterrissage en douceur pour tous les commerçants fermés par mesures autoritaires au profit de l’économie du web (les entrepôts d’Amazon sont tous restés ouverts ainsi que le transport ubérisé du dernier kilomètre). 

Tous les commerçants pensent que la solution, passe par un PGE soient transformés en subvention même si cette option présente plusieurs risques :
– Identification des entreprises ayant réellement besoin de ce soutien
– Quid des créanciers
– Risque d’attentisme si l’annulation de la dette est en débat
– Problème d’aléa moral
– Inégalité de traitement des entreprises 

En sus, Bercy négocie à nouveau avec Bruxelles pour obtenir un allongement de la durée des PGE et espère obtenir un délai d’un ou deux ans supplémentaires, ce qui porterait la durée totale du prêt à sept ou huit ans. 

Sur ce point, la Fédération bancaire française (FBF), reste très prudente : « La prolongation de six à huit ans poserait des questions réglementaires européennes et conduirait certainement à un fort renchérissement des coûts pour les entreprises ainsi qu’à l’alourdissement final de l’endettement pour de nombreuses entreprises ». Il est à noté que lorsque ces mêmes banques furent confrontées à la crise de la liquidité, et furent sauvés grâce une garantie, sur fonds publics, de l’Etat, elles n’ont pas eu les mêmes « prudences » (pour elles mêmes qu’elles en ont aujourd’hui pour leurs clients commerçants). 


Situation des entreprises ayant contracté un PGE 
Un an après leur lancement, beaucoup d’entreprises ont déjà dû décider sur combien d’années elles souhaitent rembourser leur PGE. Selon la Fédération bancaire française, sur plus de 430 000 prêts garantis par l’État qui ont exprimé ce choix, plus de la moitié (55 %) ont demandé l’année supplémentaire de décalage du remboursement en capital, jusqu’en 2022. Une large majorité, 74 %, a surtout choisi la durée la plus longue possible avec un remboursement jusqu’à fin 2026. Environ 12 % vont rembourser dès 2021, 5 % entre 2022 et 2023 et 9 % entre 2024 et 2025. Les banques se veulent rassurantes quant à la capacité de remboursement de ce prêt : environ la moitié ont conservé sur leurs comptes bancaires l’intégralité de leur PGE, ce qui veut dire qu’elles l’ont utilisé comme une simple ligne de précaution, au cas où. Bien évidemment, cette proportion doit fortement varier en fonction des secteurs, plus ou moins impactés par la crise 

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